Addictions

Roman avec cocaïne
M. Aguéev
Roman avec cocaïne nous plonge dans l'expérience du jeune Vadim et de sa rencontre avec la poudre blanche. Sur un coup de tête, presque par hasard, il y a la première prise, mais très vite la puissance du produit va conduire l'adolescent à recommencer et l'entraîner dans une chute rapide et effrayante.
Outre l'impact psychique et physique du produit sur le consommateur, ce livre traduit bien les conditions qui facilitent l'addiction, les fragilités qui rendent perméable à une dépendance toxique : l'adolescence, l'ennui, le vide, une faible estime de soi, … La conclusion est sans appel : il est extrêmement dangereux de sous-estimer une drogue quelle qu'elle soit et, dans bien des cas, il est préférable de ne jamais s'y essayer.
Éditions Belfond (1983), 232 pages.

L'Assommoir
Émile Zola
Véritable chef-d'œuvre de la littérature, l'Assommoir relate la vie de Gervaise, une femme douce, généreuse et volontaire, mais qui, par une accumulation de concours de circonstances, va progressivement tomber dans un alcoolisme profond.
Si certains disent que l'Assommoir est le portrait caricaturé d'un milieu social prolétaire a une certaine époque, c'est surtout un formidable récit sur l'être humain et ses failles qui nous montre comment l'alcool peut de manière très pernicieuse s'infiltrer dans nos vies et ravager des existences entières.
(1877) Disponible chez Pocket, 576 pages.

Mal de mère
Rodéric Valambois
L'auteur, Rodéric Valambois, nous raconte dans cette bande dessinée comment il a vécu, du haut des ses neufs ans, l'alcoolisme de sa mère. Avec courage et authenticité, il nous livre ses souvenirs qui illustrent la manière dont tout un système familial peut se retrouver en souffrance une fois que l'alcool s'y est introduit, que ce soit la personne qui boit ou ceux qui l'entourent.
Ce livre ose aborder un thème tabou dans notre société : un alcoolisme silencieux, un alcoolisme qui n'a rien de festif ni de joyeux, celui de ceux qui se cachent pour boire, un alcoolisme pétri de honte et de culpabilité qui peut toucher n'importe qui dans une situation de mal-être, mais peut-être encore plus particulièrement les femmes pour qui le rôle culturel de soutien de la famille qui leur est assigné rend cette dépendance très difficile à verbaliser.
Éditions Soleil (2015), 224 pages.